Quincy Jones – Live in Paris 1961

Avant d’être le producteur de Michael Jackson et personnalité adulée de grands studios, sans oublier les innombrables musiques de film, Quincy Jones « Q » – pour les copains – fut trompettiste et chef d’orchestre du Quincy Jones Big Band et présentait ce Live in Paris 1961.

Quincy Jones : De Lionel Hampton à Frank Sinatra


Du vibraphoniste Lionel Hampton en passant par Dizzy Gillespie (1956), il apprit en quelque sorte le métier « sur le tas ». Au printemps 1958, Quincy Jones séjournant en Europe reçoit un coup de fil du chanteur Frank Sinatra. Ce dernier doit présenter un gala au Sporting club de Monaco pour la princesse Grâce. Cette première collaboration – qui sera fructueuse – porte dans ses gènes la tournée de 1961 à Paris. Grâce au tandem Frank Ténot / Daniel Fillipachi qui anime sur les ondes Europe 1 qui est pour ceux qui aiment le jazz une puissante émission, les enregistrements à l’Olympia se multiplient. La pièce de cette vidéo n’est pas sur cet album mais représente bien l’ensemble de Quincy Jones avec le soliste Phil Woods.



Il enregistre le jour de sa fête le 14 mars 1961 avec Freddie Hubbard, Eric Dixon et Phil Woods


En ce 14 mars 1961 à 18 h, qui est aussi la date d’anniversaire de notre ami Quincy, une place se libère à l’Olympia de Paris. Avec quelques «  requins de studio », tous jeunes à l’époque, dont le trompettiste Freddie Hubbard qui vient de participer à la trame sonore de « Préteur sur Gages » (Sydnet Lumet) ainsi que «  Dans la chaleur de la nuit  » (Norman Jewinson), le grand orchestre sonne la charge. Contrairement au proverbe qui affirme que le beau est l’ennemi du bien, dans le cas présent, tout fut beau et bien.

Summertime, G’Wan Train, Stolen Moments, The Midnight Sun Will Never Set


Ouvrant sur un Summertime « up tempo » qui met en vedette Freddie Hubbard, ainsi que le saxophoniste ténor Eric Dixon, nous poursuivons avec un condensé blues G’Wan Train qui ne laisse aucun répit aux spectateurs. Coup de chapeau avec Stolen Moments d’Oliver Nelson, qui là encore, met en vedette le tandem Hubbard/Dixon. Notre ami Henri Salvador, ami du jazz, se voit décerné un clin d’œil en français par le chef d’orchestre avec sa composition : The Midnight Sun Will Never Set, dont la vedette est le saxophoniste alto Phil Woods, plus parkérien que jamais.

En cette période ou les festivals ont fait la malle, pour reprendre une expression familière, Quincy et son équipe vous rendront joyeux sans être nostalgiques.

Summertime / G’Man Train / Solitude / Stolen Moments / Bess You Is My Woman / Moanin’ / Banja Luka / Caravan / The Midnight Sun Will Never Set / Africana / Birth of a Band / The Boy in the Tree

Quincy Jones Big Band avec Freddie Hubbard, trompette / Sahib Shibab, saxophone baryton / Phil Woods, saxophone alto / Les Spann, guitare / Melba Liston, trombone / Direction: Quincy Jones

 

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