
Le pianiste et compositeur Billy Childs nous donne Acceptance, une nouvelle musique qui témoigne de son legs musical avec la complicité de Steve Wilson (sax), Hans Glawischnig (basse) et Eric Harland (batterie).
Billy Childs – jouer et composer
Le compositeur et pianiste Billy Childs a tendance a toujours suivre deux pistes sur ces albums. La première étant l’exploration de ses compositions. Primé cinq fois et nominé seize fois au Grammys, et dans bien des cas pour ses compositions et arrangements. L’autre piste c’est d’être pianiste et de jouer son instrument, le piano, une voix jazz singulière qui s’est fait entendre avec les groupes du tromboniste J.J. Johnson et du trompettiste Freddie Hubbard et c’est la piste qu’il privilégie avec Acceptance tout comme Rebirth en 2017.
Acceptance dans la suite de Rebirth sur Mack Avenue
Sur son premier album avec Mack Avenue en 2017, Rebirth (qui remporta un Grammy pour Meilleur Album Jazz Instrumental), il voulait se concentrer sur le jeu et le plaisir du piano. Acceptance poursuit sur cette lancée avec l’aide de ces excellents musiciens. Childs adore l’improvisation collective et a recruté à cette fin le saxophoniste Steve Wilson, le bassiste Hans Glawischnig et le batteur Eric Harland qui forment le noyau d’ensemble d’Acceptance. A ces trois comparses s’ajoutent la flûtiste Elena Pinderhughes, les vocalistes Alicia Olatuja, Aubrey Johnson et Sara Gazarek, ainsi que les percussionnistes Rogerio Boccato et Munyungo Jackson.
Leitmert Park
Le Leimert Park de Los Angeles était une grande source d’inspiration musicale dans les années 90. N’importe quel samedi soir vous pouviez y entendre poètes, rappers et jazz. Le pianiste voulait reconnaître ce lieu avec cette pièce qu’il composa avec le bassiste Paul Jackson et le batteur Mike Clark, la section rythmique d’Herbie Hancock de Thrust du début des années 70. Paul jouait une ligne de basse funky sur un 4/4 sur lequel Mike apposa une rythmique cassée d’Oakland. Eric Harland et Hans Glawischnig recapturent le feel ultra-funky de cette pièce avec le complicité de Munyungo Jackson aux congas pour une touche africaine/urbaine.
Dori
Les influences musicales de Billy Childs sont grandes, ayant grandi dans une maison remplie d’enregistrements musicaux éclectiques et dans une période (les années 60-70) de Los Angeles faste en diversité musicale. Un des genres que Childs a aimé très tôt fut la musique brésilienne, ses parents avait plusieurs albums de Antônio Carlos Jobim avec Stan Getz, João Gilberto, et Sérgio Mendes avec Brasil ’66. C’est sur un de ces albums qu’entends les chansons du compositeur brésilien Dori Caymmi, qui est devenu plus tard un ami proche. Dori l’influence beaucoup quand il compose, et lui dédie cette samba qui utilises les rythmes Baião et Partido Alto.
Leimert Park / Dori / Twilight Is Upon Us / Do You Know My Name / It Never Entered My Mind / Quiet Girl / Twilight Is Upon US