
Little Big (2018 – Ropeadope) du pianiste Aaron Parks nous fait voyager tout au long de l’album dans un flot musical quasi romantique qui s’exprime dans une dynamique passionnante et collaborative. Une écoute active nous engage sans trop que l’on s’en aperçoive dans un univers intériorisé entrainé par la fascinante poésie instrumentale du pianiste et de son quartette.
Aaron Parks, au-delà de l’interprétation
Considéré comme l’un des représentants les plus passionnants de la jeune scène jazz américaine, Aaron Parks fait partie de ces pianistes de jazz qui ont un impact bien au-delà de l’interprétation impeccable de pièces musicales; en plus d’être un excellent pianiste, Parks se distingue par sa profonde réflexion sur la musique et par sa capacité à la transposer dans des compositions à l’image de sa propre version du jazz contemporain.
Little Big – une poésie instrumentale maquifique
Dix ans après la sortie de son premier album Invisible Cinema (2008) pour la prestigieuse étiquette Blue Note et deux albums subséquents pour l’étiquette ECM, dont un album entièrement solo (Arborescence – 2013) et un en format trio avec le batteur Billy Hart et le bassiste Ben Street (Find the Way – 2017), l’album Little Big représente en quelque sorte une suite logique dans le parcours de Parks. De jeune musicien de jazz talentueux et original dont on a rapidement reconnu le mérite, il est passé au niveau supérieur; un compositeur et leader de formation inspiré, pleinement en maîtrise de sa création.
Little Big : Aaron Parks, Greg Tuohey, DJ Ginyard et Tommy Crane
L’interaction du quartet, que Parks a également choisi de nommer Little Big, (référence à un roman fantastique intitulé Little Big écrit par l’auteur américain John Crowley dans les années 80), se construit harmoniquement sans précipitation, mais toujours avec une énergie et une intensité croissante où se développent des mondes sonores complexes et pleinement assumés. Le guitariste Greg Tuohey, le bassiste DJ Ginyard et le batteur Tommy Crane apportent leur expérience et leur sensibilité du jazz, de la musique électronique, du R&B et de l’indie pop qui se tissent subtilement à la musique de Parks pour donner des moments magiques qui valent vraiment la peine d’être découverts.
Pistes :
-A : Kid / Small Planet / The Trickster
-B : Professor Strangeweather / Lilac / Aquarium / Digital Society
-C : Siren / Mandala / Hearth / The Fool
-D : Bells / Rising Mind / Good Morning / Doors Open
Little Big – Aaron Parks sur phonorium.net – chronique de mai 2021
Finding Gabriel – Brad Mehldau sur phonorium.net – chronique d’avril 2021
Angular Blues – Wolfgang Muthspiel Scott Colley et Brian Blade sur phonorium.net – chronique de mars 2021
Cette chronique est une présentation de la boutique en ligne québécoise phonorium.net, qui vous propose une sélection éclectique et inspirée de jazz, d’électronique et de musique contemporaine – ainsi que d’albums allant du blues au rock moderne (sur la Face-B) – en disque vinyle.