Le Rockhead’s Paradise – un lieu mythique du jazz montréalais des années 30-60

Rockhead's Paradise

Le Rockhead’s Paradise ça vous dit quelque chose ? Crée en 1928 par Rufus Nathaniel Rockhead au coin des rues Saint-Antoine et de la Montagne dans la Petite-Bourgogne, ce mythique club de jazz attira les plus grands noms de l’époque. Un succès dès son ouverture jusqu’au années 60 le Rockhead’s était reconnu au delà de nos frontières. On pouvait y entendre des artistes Américains de renom de jazz tels que Louis Armstrong, Billie Holiday, Ella Fitzgerald, Leadbelly, Nina Simone, Fats Waller, Dizzy Gillespie et Sammy Davis Jr., pour nommer que ceux-là.

Le talent d’ici et les Rockheadettes au Rockhead’s Paradise


Rockhead's ParadiseUn pilier de l’histoire du jazz montréalais et du Québec le Rockhead’s Paradise à aidé à lancer la carrière de plusieurs de nos artistes, incluant Oscar Peterson, Oliver Jones et Billy Georgette. On pouvait y entendre autant les grands noms, les bands Motown et le talent jazz d’ici de l’époque. Citons Nelson Symonds, Ivan Symonds, Billy Horne, Nick Aldrich, Bill Kersey, Buddy Jordan, Keith O’Neill, Norman Marshall Villeneuve, Vic Vogel, Stu Losby, Léo Perron et plusieurs autres.

Et il y même un troupe de danse, les Rockheadettes, qui prennent le plancher entre chaque spectacle, divertissant la foule avec des numéros époustouflants. Rockhead’s Paradise est reconnu pour son accueil chaleureux, son ambiance festive et décontractée et ses spectacles. Les files d’attentes sont régulières et sont succès ne démentit pas.



Le Théâtre Apollo du Canada


Keith O'NeillSelon le batteur Keith O’Neill (photo de Keith à 28 ans) qui y a joué beaucoup dans les années soixante, le Rockhead’s Paradise était un peu comme le fameux Théâtre Apollo de NYC…mais au Canada. La plupart des soirées, après la musique, les musiciens prenaient une petit marche pour se rendre au Black Bottom, un peu plus loin sur St-Antoine. Ils y jouaient encore ou prenait un verre, surtout quand il y avait des visiteurs de marque comme Dizzy Gillespie, Sonny Rollins ou Wes Montgomery.

C’est en 1980 que le fils de Rufus, Kenneth, vends le club à Rouè Doudou Boicel, fondateur d’un autre lieu d’importance du jazz et blues de l’époque, le Rising Sun. Celui-ci déménagera le Rising Sun sur la rue Sainte-Catherine et y présentera des concerts jusqu’au milieu de années 80. En 1989, Montréal rend hommage à Rufus Rockhead avec une rue du même nom dans la Petite-Bourgogne.

 

 


Rockhead's ParadiseAvec son enseigne lumineuse, ses fameuses portes en cuir rouge, et le plus long bar au Canada, le Rockhead’s Paradise fut l’un des principaux lieux du jazz de cette période.


Ce texte est inspiré des publications du batteur Keith O’Neill sur son Facebook – merci Keith!


Montreal Sessions (1963) et King Dog (1985) de l’iconique batteur bebop Norman Marshall Villeneuve


Doudou Boicel du Soleil Levant et premier Festival Jazz et Blues nous quitte


Le Rockhead’s Paradise de Rufus Rockhead

 

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