Doxas Brothers – The Circle

Christophe Rodriguez commente le tout nouvel album des Doxas Brothers – The Circle, avec Jim Doxas (batteur) et Chet Doxas (sax tenor).


Jim Doxas, Chet Doxas, Marc Copland et Adrian Vedady


Que ce fut au Dièse Onze, au Upstairs ainsi que pendant le Festival International de Jazz de Mtl, nous allions entendre les frères Doxas. Ces artisans de la note bleue, rompue à toutes les exigences ainsi que les styles sont en quelque sorte, les piliers du jazz à Montréal. En cette période où il faut faire vache maigre pour les concerts de toutes sortes, les Doxas Brothers – c’est à dire le batteur Jim Doxas et le saxo tenor Chet Doxas et leurs complices, soit le contrebassiste Adrian Vedady et le pianiste Marc Copland, viennent panser les plaies de ceux qui aiment le jazz.




The Circle unit l’âme des Doxas Brothers


Avec The Circle, solide nouveauté qui unit l’âme des deux frères, nous dépassons et de loin le cadre du travail scolaire. Nous pensons immédiatement au lyrisme et la fusion. Après une première écoute serrée de  Uno A la Vez, composition au tempérament brésilien qui ouvre les festivités. Après deux mesures, Chet Doxas s’envole, rappelant les belles heures de John Coltrane, Pharoah Sanders et Sonny Rollins. Tout est impeccablement huilé dans cette belle mécanique qui nous fait immédiatement dire, dans notre fort intérieur, que cette nouveauté fera notre automne puis notre hiver, semi–confinement oblige !


Voici Uno A la Vez enregistré à la Salle Oscar Peterson de Montréal.




Fourteen Daughters – 30 ans plus tard, Objets Nécessaires et Goodbye


Autour des Fourteen Daughters, là encore, tout est brodé de façon poétique avec un ténor aux idées généreuses qui dialogue presque avec le frère, batteur de son métier, dont le maître fut, à moins d’erreur, Philly Joe Jones. Cette composition de Jim Doxas est un rappel des 14 victimes de la Polytechnique, 30 ans plus tard. Sur votre bureau, il y a certainement des Objets Nécessaires, une autre construction en mode semi-ballade, parfois assez sombre qui évoque le temps passé. Avec soin et parfois discrétion, ce qui n’exclut pas certains accents de free-jazz, le quatuor séduit encore par sa dynamique. Nous terminerons cette chronique par une très jolie ballade, empruntée au répertoire de Gordon Jenkins : Goodbye. Vrai film noir dans son essence, ce standard est très proche de ce qui fit le regretté contrebassiste Charlie Haden en 1991 avec Haunted Heart, un hommage au Los Angeles des années 40.





Doxas Brothers :

Jim Doxas : batterie (à droite)
Chet Doxas – sax tenor (à gauche)
Marc Copland : piano
Adrian Vedady : basse

Uno a la Vez / Temporal / Fourteen Daughters / Old Sport / A Word From the Wise / Objets Nécessaires / Joan’s Song / Another Soapbox / Goodbye

doxasbrothers.com

Pour l’écouter et la pré-commande :

https://doxasbrothers.bandcamp.com/album/the-circle

https://nettwerk.ffm.to/doxasbrothersthecircle

Vidéo : Randy Cole
Photo : Evan Shay


Christophe Rodriguez

Sous la fine plume de notre plus fidèle chroniqueur, découvrez les meilleurs albums et livres jazz du Québec et de la planète. Christophe écrit également une chronique jazz a Ted Audio, une chronique classique a ludwig.com et est l’auteur du livre Les grands noms du jazz. Pour lire les autres chroniques de Christophe, c’est ici

 

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