Trouver sa propre voix : le chanteur Dylan Pramuk nous parle de la magie du Camp JazzWorks (24-30 août)


Du 24 au 30 août, le Camp Jazz et Symposium de JazzWorks revient sur le magnifique site du CAMMAC, au bord du Lac MacDonald, pour offrir aux musiciens une semaine immersive d’apprentissage, de collaboration et d’inspiration. Parmi les professeurs invités cette année figure le chanteur, pédagogue et chef d’ensemble Dylan Pramuk, reconnu pour son approche de l’enseignement du jazz, axée sur le développement de la voix artistique de chaque chanteur.




Pour s’inscrire et en savoir plus : jazzworkscanada.com / 613-220-3819 / jazz@jazzworkscanada.com


Nous avons rencontré Dylan Pramuk pour parler de ce qui rend JazzWorks si particulier, de sa vision de l’improvisation vocale et des raisons pour lesquelles les chanteurs, quel que soit leur niveau, devraient oser vivre cette expérience.




english – Finding Your Voice : Vocalist Dylan Pramuk on the magic of the JazzWorks Jazz Camp (Aug. 24-30)


Claude Thibault : Qu’est-ce qui distingue l’apprentissage du jazz dans un camp comme JazzWorks de cours privés ou d’autres formes d’enseignement ?


Dylan Pramuk : La plus grande différence, c’est l’immersion et l’esprit de communauté. À JazzWorks, on vit la musique du matin jusqu’au soir. On apprend de nouveaux morceaux, on répète, on joue, on écoute et on partage cette expérience avec des gens qui poursuivent tous le même objectif.

Le jazz, c’est avant tout trouver sa propre voix. Comme l’improvisation est au cœur de cette musique, chaque chanteur apporte quelque chose d’unique à une chanson. Au camp, nous avons le temps et l’espace nécessaires pour explorer cette dimension ensemble, tout en nous soutenant mutuellement à chaque étape.


Claude Thibault : Quelles sont les compétences que les participants pourront développer ?


Dylan Pramuk : Nous travaillons d’abord l’interprétation : comment s’approprier une mélodie et la communiquer de façon personnelle plutôt que de simplement reproduire ce qui est écrit sur la partition. Cela comprend le phrasé, la narration, la souplesse rythmique et la façon d’intégrer ses propres idées musicales dans le cadre harmonique.

Nous consacrons aussi beaucoup de temps à l’improvisation. J’aime particulièrement aider les chanteurs à comprendre l’harmonie à l’oreille et à découvrir le langage utilisé par les improvisateurs instrumentaux. Nous enrichissons notre vocabulaire mélodique, développons notre écoute et mettons immédiatement ces notions en pratique.



Claude Thibault : JazzWorks accueille des participants de tous les niveaux. Comment adaptez-vous votre enseignement à cette diversité ?


Dylan Pramuk : Mon objectif est toujours de rejoindre les étudiants là où ils se trouvent et de les accompagner vers la prochaine étape de leur développement. Chacun arrive avec un parcours musical différent, et cette diversité est une richesse.

Il y a toujours de nouveaux standards à découvrir, de nouvelles façons d’interpréter une chanson et de nouveaux outils d’improvisation à acquérir. Que l’on travaille l’intonation, le vocabulaire du scat, la liberté rythmique ou l’entraînement de l’oreille, la progression est toujours adaptée à chaque personne.

Claude Thibault : Qu’est-ce qui vous procure le plus de satisfaction comme enseignant ?


Dylan Pramuk : Voir les étudiants découvrir leur propre voix.

Il y a quelque chose de profondément gratifiant à voir quelqu’un chanter avec assurance et un véritable plaisir. Un de mes moments préférés est lorsque je fais découvrir des transcriptions de grands improvisateurs. Au départ, apprendre un solo de Lester Young ou de Hank Mobley peut sembler complètement étranger. Puis, quelques jours plus tard, j’entends les étudiants fredonner ces solos dans les corridors parce qu’ils sont devenus enthousiastes. Pour un enseignant, c’est une immense satisfaction.



Claude Thibault : Certains chanteurs peuvent être intimidés par le jazz ou l’improvisation. Que leur diriez-vous ?


Dylan Pramuk : C’est tout à fait normal. Chanter est quelque chose de très personnel et l’improvisation demande une certaine vulnérabilité.

Mais JazzWorks repose sur l’encouragement et l’esprit de communauté. Tout le monde est là pour apprendre, expérimenter et s’entraider. Il ne s’agit pas d’être le musicien le plus avancé de la salle, mais de jouer, découvrir, se faire des amis et progresser ensemble. Dans un tel climat de confiance, il devient beaucoup plus facile d’oser prendre des risques créatifs.


Claude Thibault : Qu’est-ce qui vous inspire musicalement ces jours-ci ?


Dylan Pramuk : Je me suis plongé dans l’interprétation en solo de Body and Soul par Sonny Rollins. Cela faisait des années que je voulais apprendre ce solo, et cette année, je me suis enfin lancé. J’ai passé d’innombrables heures à le relever à l’oreille avant d’adapter les paroles originales à l’improvisation de Rollins.

Ce projet est devenu particulièrement significatif pour moi, surtout après le décès de Sonny Rollins. Il m’a rappelé tout ce que les grands maîtres peuvent encore nous enseigner.


Claude Thibault : Y a-t-il un musicien avec qui vous avez toujours rêvé de jouer ?


Dylan Pramuk : Je me considère extrêmement privilégié, parce que j’ai déjà eu la chance de jouer avec plusieurs de mes héros grâce au Royal Bopsters Project.

Enregistrer avec des artistes comme Mark Murphy, Annie Ross, Sheila Jordan, Bob Dorough, et surtout John Hendricks, a été une expérience inoubliable. John Hendricks a eu une influence immense sur moi lorsque j’ai découvert le jazz vocal au secondaire. Son écriture, son improvisation et son incroyable musicalité ont complètement transformé ma façon de concevoir le chant jazz. Pouvoir partager la scène et enregistrer avec lui est quelque chose que je n’aurais jamais imaginé vivre.


Claude Thibault : Qu’est-ce qui attend les participants au JazzWorks Jazz Camp cette année ?


Dylan Pramuk : Ce sera une semaine entièrement consacrée à la musique.

Nous travaillerons le répertoire, l’interprétation, l’improvisation vocale, le développement de l’oreille et la confiance en tant que soliste. Nous aurons également l’occasion de chanter en ensemble vocal. Mais surtout, chacun pourra découvrir sa propre voix dans une communauté chaleureuse qui valorise la curiosité, la créativité et l’épanouissement musical.

J’ai très hâte de retrouver tout le monde au CampJazz !


site web
youtube
facebook
instagram
spotify


Claude Thibault – éditeur

C’est pour soigner son blues post-Festival International de Jazz de Montréal 2002 — après toute cette effervescence musicale, le retour au quotidien paraissait bien terne — que Claude lançait, le 1er janvier 2003, la toute première version de sortiesJAZZnights.com. Vingt-trois ans et plusieurs versions plus tard, l’aventure se poursuit avec la même mission : faire découvrir le jazz d’ici et d’ailleurs.


Symposium des compositeurs/retraite de pratique
Camp Jazz pour adultes


Symposium des compositeurs/retraite de pratique : 24 au 27 août 2026
Camp Jazz : 27 au 30 août 2026
Centre Musical CAMMAC – 85 chemin Cammac
Harrington, QC


Symposium des compositeurs et Camp Jazz JazzWorks @ Lac MacDonald (24-30 août)


Les inscriptions sont ouvertes!


Frais d’inscription


3 jours (Camp ou Symposium)
Camping – $1030
Chalet sur lac en partage – $1210
Chalet sur le lac solo – $1290
Pavillon principal en partage – $1300
​Pavillon principal solo – $1390


6 jours (Camp et Symposium)
Camping – $1710
Chalet sur lac en partage – $2110
Chalet sur le lac solo – $2240
Pavillon principal en partage – $2270
​Pavillon principal solo – 2430$


Pour s’inscrire et en savoir plus : jazzworkscanada.com / 613-220-3819 / jazz@jazzworkscanada.com


Les profs du Camp Jazz/Symposium des compositeurs de JazzWorks 2025 (25-30 août)

Entrevue – le batteur Jae Sinnett au Camp Jazz et Symposium JazzWorks 2025 (25-31 août)


Entrevue avec le guitariste et prof Lorne Lofsky du CampJazz de JazzWorks 2024

Entrevue avec la chanteuse Amy London du CampJazz de JazzWorks 2024

Entrevue avec Kirk MacDonald @ Camp Jazz/Symposium des compositeurs de JazzWorks 2023

 

 

Laisser un commentaire

Ambrose Akinmusire Mary Halvorson - Slo-Mo Neon Luminate Hoverings (2026)

Abonnez-vous à l'infolettre sortiesJAZZnights.com

Et recevez chaque jeudi toutes les nouvelles de la grande famille du jazz du Québec et d'ailleurs incluant nos chronique d'albums, tel que Slo-Mo Neon Luminate Hoverings (2026), du trompettiste Ambrose Akinmusire et de la guitariste Mary Halvorson..

Merci de votre abonnement à notre infolettre !