Taurey Butler et ses racines, Oscar Peterson et Montréal, et plus

Le très petersonien pianiste Taurey Butler présentera le classique le Noël de Charlie Brown (A Charlie Brown Christmas) de Vince Guaraldi dans 9 villes du Québec du 6 au 22 décembre. J’ai eu l’occasion de discuter avec Taurey, voici notre échange.

Claude Thibault – Taurey, la question que plusieurs se posent et que je me suis posé la première fois que je t’ai entendu, d’où
viens-tu et comment est-tu arrivé a Montréal ?

Taurey Butler – Je viens de East Orange au New Jersey. Je connaissais Montréal parce que c’est le lieu de naissance d’Oscar Peterson, une des mes grandes influences. Suite à mes études et après avoir joué quelques années a New York j’ai eu l’opportunité d’aller jouer avec le bassiste/vocaliste Eldee Young a Singapore. J’avais 25 ans. Et c’est là que j’ai rencontré une chanteuse qui venait de Montréal. A la fin de ce contrat de 4 mois Eldee m’a demandé si je voulais continuer sur un autre contrat mais à Hong Kong. Mon amie et chanteuse aussi à eu un contrat à…Hong Kong, j’ai donc dit oui! Et vraiment tout à fait par hasard Eldee nous trouve un autre contrat à Bangkok…et mon amie aussi! Après un bout de temps on en avait assez de l’Asie et on se demandait si on retournerait à Montréal ousi on allait aux États-Unis. En 2007 Eldee meurt à l’âge de 71. J’ai beaucoup appris avec Eldee. Alors du New Jersey, a Singapore, a Hong Kong, a Bangkok…et ensuite Montréal.

Claude Thibault – Où as-tu étudié le jazz ?

Taurey Butler – Au Collège et avec Eldee. Mais j’ai reçu aucune formation jazz spécifique. Plus jeune j’ai étudié le classique mais  j’aimais vraiment pas ça, j’ai donc arrêté. J’étais en recherche et j’ai joué plusieurs instruments, batterie, trompette, sax, bass, etc

Claude Thibault – Il y une influence d’Oscar Peterson qui est évidente dans ton jeu, est-ce que ça été le coup de foudre à la
première écoute?

Taurey Butler – Oui, quand j’ai entendu Oscar la première fois je suis tombé en bas de ma chaise. Mon directeur de groupe au Collège, Barry Centanni, m’avais donné un album d’Oscar Peterson : My Favorite Instrument. Il savait que j’étais intéressé par la musique et que je me cherchais un peu. C’est un album solo et quand je l’ai entendu je suis tombé sous le charme. Même quand j’étudiais d’autres pianistes, je revenais toujours à Oscar. J’écoutais aussi du Chick Corea, j’avais les transcriptions de Now He Sings, Now He Sobs. J’ai appris une façon plus moderne de jouer avec Chick.

Claude Thibault – Si tu pouvais jouer avec n’importe qui, peu importe le genre, mort ou vivant, ça serait qui?

Taurey Butler – Dure question. C’est possible un groupe avec 8 pianistes, 34 saxophonistes, et 16 bassistes, juste pour partager la
scène ? J’aimerais jouer avec Oscar Peterson mais je serai stressé, en fait je voudrait jouer avec lui pour le voir jouer.

Claude Thibault – Où s’en va le jazz aujourd’hui?

Taurey Butler – Le public respectera et demandera toujours de la culture de l’art quand c’est fait à un certain niveau. Il y a pas
foule dans le jazz mais en fait ça aide un peu car j’ai pas besoin d’un million d’auditeurs, j’ai même pas besoin de vendre mon album
à 20,000 personnes à Montréal mais en vendre 10,000 autour de la planète, ça pourrait être bien. Il faut s’adapter et je suis
optimiste. Il faut demeurer ouvert aux diverses opportunitées.

Au programme : O Tannenbaum / What Child Is This / My Little Drum / Linus and Lucy / Christmas Time Is Here / Skating / Hark, The Herald Angels Sing / Christmas Is Coming / Für Elise / The Christmas Song


Claude Thibault, éditeur – contacter / Facebook

C’est pour soigner son blues post-FIJM 2002 (après toute cette extravagance musicale le quotidien en prenait un coup!) que Claude lançait le 1e janvier 2003 la toute première version de sortiesJAZZnights.com. 16 ans et quelques versions plus tard l’aventure et la mission de faire connaître le jazz d’ici se poursuit!

 

 

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