
La cérémonie des 25e Opus pour la saison 2020-2021 avait lieu virtuellement le 6 mars 2022. Au programme étaient présentés le dévoilement des lauréats et lauréates, prestations musicales, entrevues et autres découvertes. Dans la catégorie album de l’année en jazz (Opus Jazz) c’est le pianiste François Bourassa qui est récompensé pour son album solo L’Impact du Silence. Le saxophoniste Rémi Bolduc et le pianiste Jean-Michel Pilc quand a eux se méritent une mention d’excellence pour leur concert webdiffusé du 15 au 29 mai 2021.
François Bourassa nous explique d’ailleurs la démarche de ce récent projet : L’Impact du Silence, un album solo.
L’Impact du Silence remporte un Opus Jazz
Je m’appelle François Bourassa, je suis pianiste de jazz, et compositeur.
Pour moi c’est important de faire un album solo parce que les pianistes que j’ai admiré et qui m’ont influencé que ce soit Bill Evans, Keith Jarrett, Chick Corea, Brad Melhdau, Fred Hersch, ont tous fait un album solo. Comme pianiste de jazz, ça fait partie du processus. Je sens qu’il fallait que je le fasse, ça fait quelques années que j’y pense puis là, je le fais.
Le processus créatif de François Bourassa
Le processus créatif pour composer pour piano solo – habituellement je compose pour mon quartet, j’ai composé pour trio et aussi occasionnellement pour orchestre – donc pour piano solo c’est vraiment une autre dynamique au niveau de l’instrument parce que là j’ai un rôle complet, je ne peut pas dépendre d’une contrebasse ou d’un sax pour faire des mélodies ou de la batterie pour certains groove donc c’est un défi supplémentaire. Je dois couvrir l’aspect rythmique, le range d’instruments. Je suis seul et j’ai beaucoup de rôles à jouer.
Gaspard
Les inspirations pour les pièces sont diverses. Dans le jazz il y a tellement de styles de jazz. Pour certains morceaux comme par exemple j’ai une pièce qui s’appelle Gaspard qui est pour mon petit garçon de neuf ans, c’est un chanson plus mélodique, plus accessible qu’il pourrait peut-être fredonner ou chanter.
Blues Masqué
A cause de la pandémie, ça m’a mis dans une atmosphère particulière, comme bien des musiciens et des artistes, et je pense que tout le monde en général a été frappé ou marqué par cette période-là, et qui dure encore aujourd’hui. J’ai une pièce, le Blues Masqué, une pièce plus sombre sans improvisation, tout est écrit. Il y une forme blues mais un peu déguisée, masquée, donc c’est un jeu de mots finalement.
Arch 65
J’ai des pièces plus abstraites qui viennent plus de la musique contemporaine. Aussi des pièces qui sont plus d’avant-garde, de la musique free et de l’improvisation libre. Donc j’essaie d’avoir des contrastes. En fait je veut pas que ça laisse indifférent. Je veut que ça touche. Je veut que ça surprenne et avoir l’impression de raconter quelque chose.
Vidéo de Mathieu Bourassa, en collaboration avec Effendi Records et FAMgroup
Pour notre chronique de Christophe Rodriguez sur L’Impact du Silence, c’est ici
Pour en savoir plus et découvrir tous les autres lauréats et finalistes : https://prixopus.com/