L’abîme – L’abîme

L'abîme

Même si la plupart salles de concert sont encore muettes, les nouveautés sont au rendez-vous, tel L’abîme, l’album éponyme du collectif qui est la continuation naturelle du Jonathan Turgeon Trio. Gagnant du Prix Étoiles Stingray en 2018 lors du Festival International de Jazz de Montréal, nous écrivions alors que Jonathan Turgeon était l’un des plus brillants pianistes de la jeune génération.

Après Les rêves errants, voici L’abîme


Après Les rêves errants (2017), nous découvrons avec cette nouveauté, un projet ambitieux en 8 plages, dont les compositions personnelles forment le cœur du sujet. Entouré du flûtiste/saxophoniste Alex Dodier, du saxophoniste ténor/clarinettiste Gabriel Genest, du contrebassiste Hugo Blouin et du batteur Jean-Philippe Godbout, l’exploration peut commencer.

L’abîme, un album d’unité et une belle pièce de résistance


Moderne, mais pas trop, dans toutes ses tonalités, L’abîme et un disque d’unité, écrit pour tous ses collègues de travail, comme en fait foi la pièce titre de l’album, L’abîme, une belle pièce de résistance. Surtout pour le saxophoniste Gabriel Genest qui possède une sonorité tranchante proche de celle du regretté Michael Brecker et soutenue bien entendu par Jonathan Turgeon, toujours aussi poétique dans son approche.



Le culte I / Le culte II / Le culte III


Aussi dynamique sur le fond que sur la forme, cette entrée en matière nous apporte bien des réjouissances et ce n’est pas fini. Dans le domaine de l’écriture et du travail finement ciselé, le triptyque qui s’articule autour de la pièce Le culte vaut plus qu’une oreille distraite. Avec une pensée élaborée et de très bonnes idées en tête, Jonathan Turgeon explore les figures rythmiques, apporte beaucoup de tension aux improvisations et propose un discours assez aventureux qui fera sans contredit, le bonheur de ceux et celles pour qui le jazz doit faire jaillir une passion certaine.

L’étang au crépuscule


Parce qu’une ballade ne veut pas dire simplicité, nous vous recommandons fortement L’étang au crépuscule. Là encore, Gabriel Genest qui fait un clin d’œil au clarinettiste Jimmy Hamilton (pilier de la formation ellingtonienne) trouve en l’écriture de l’ami Turgeon, un joli écrin.



Sur cette petite beauté, nous félicitons deux fois plutôt qu’une Jonathan Turgeon et son équipe. Tout beau !

L'abîme - les musiciensJonathan Turgeon : piano et compositions
Alex Dodier : flûte, saxophone
Gabriel Genest : saxophone ténor, clarinettiste basse /
Hugo Blouin : contrebasse
Jean-Philippe Godbout : batterie

Requiem / Perdu dans les bois / L’abîme / Le culte I / Le culte II / Le culte III / L’étang au crépuscule / L’abîme (single)

 


La liste d’écoute YouTube, c’est ici

labime.bandcamp.com/

facebook.com/labime.musique

www.labime.ca


Christophe RodriguezChristophe Rodriguez

Sous la fine plume de notre plus fidèle chroniqueur, découvrez les meilleurs albums et livres jazz du Québec et de la planète. Christophe écrit également une chronique jazz a Ted Audio, une chronique classique a ludwig.com et est l’auteur du livre Les grands noms du jazz. Pour lire les chroniques de Christophe, c’est ici


L’abîme : lancement et séance d’écoute en ligne (23 avril 2021)


Jonathan Turgeon Trio et Frank Lozano – Les rêves errants (Christophe Rodriguez)


 

 

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