La musique d’Oscar Peterson, John Coltrane et Ornette Coleman sur 4 films de l’ONF

L’ONF et le jazz : Le pianiste d’origine montréalaise Oscar Peterson, l’inspirant saxophoniste John Coltrane et l’éclectique saxophoniste Ornette Coleman ont contribué avec leur musique a quatre films de l’ONF nous révèle Marc St-Pierre : Oscar, Caprice en couleurs, Le chat dans le sac et La fiction nucléaire.


L’ONF et le jazz : Oscar de Marie-Josée Saint-Pierre (Oscar Peterson)


Oscar Peterson est né à Montréal en 1925 dans le quartier Saint-Henri et est considéré comme l’un des plus grands pianistes de jazz de tous les temps. Dans ce court film (12 minutes) que Marie-Josée Saint-Pierre a réalisé en 2016 avec l’aide d’images d’archives et de séquences animées, elle nous propose une trame intimiste et touchante de l’artiste. Compositeur prolifique, célèbre pour sa vitesse d’exécution, sa dextérité remarquable, sa technique précise, ornementée, son style éblouissant et ses capacités rythmiques exceptionnelles, il s’est surtout produit avec son propre groupe, The Oscar Peterson Trio. Il a aussi partagé la scène avec les plus grands du jazz, comme Ella Fitzgerald, Charlie Parker, Dizzy Gillespie et Louis Armstrong.



Caprice en couleurs de Norman McLaren et Evelyn Lambart (Oscar Peterson)


Sur cet autre film exceptionnel de 1949 avec le musique d’Oscar Peterson, Norman McLaren et Evelyn Lambart repoussent les limites de la technique d’animation de la peinture sur pellicule, mais c’est aussi la possibilité d’entendre trois compositions inédites d’Oscar Peterson. En effet, de 1945 à 1949, le pianiste exécute, pour RCA Victor, trente-deux pièces, réunies plus tard dans une compilation intitulée The Complete Young Oscar Peterson (1945-1949), mais celles qui composent la trame sonore de Caprice en couleurs qui ne durent que 7 minutes, n’y figurent pas. Enregistrées au studio de Renaissance Films à Montréal en février 1949, ces trois pistes, qui ne comportent pas de titre, constituent un précieux témoignage audio des premières années de création d’Oscar Peterson à Montréal.



Le chat dans le sac de Gilles Groulx (John Coltrane)


Au milieu des années soixante John Coltrane était au sommet de ses capacités. »Il y a toujours des nouveaux sons a imaginer ; de nouvelle sensations à explorer« . Plus d’un demi-siècle après sa mort, ces phrases ont une signification spéciale pour les fidèles de Coltrane a cause de la récente découverte de l’album Blue Word du classique John Coltrane Quartet. Cette musique prends toute sa place dans Le chat dans le sac, une docufiction de 1964 du réalisateur Gilles Groulx. Ce film branché de 73 minutes, stylé et assez politique est considéré comme un moment clé du du cinéma québécois. Dès les premières minutes du film pendant les introductions de Barbara et Claude – deux jeunes idéalistes qui se séparent offrant au film un narratif avec tension – on peut entendre la superbe ballade Naima du quartette. Barbara Ulrich, qui jouait Barbara et qui était romantiquement impliquée avec Groulx, se rappelles les faits. « Quand on a déménagé ensemble, » parlant de Groulx, « on a découvert qu’on avait les mêmes albums – le jazz s’était sacré pour Gilles et il avait absolument tous les albums de Coltrane. Pour lui Coltrane était le maître. » A travers un contact mutuel, Groulx est devenu ami du bassiste Jimmy Garrison, ce qui semblait être la porte d’entrée à Coltrane. A cette période Groulx travaillait a l’ONF afin de perfectionner son travail de cinéaste documentaire.


https://www.onf.ca/selections/les-grands-jazzmen-et-les-films-de-lonf/lecture/#2


La fiction nucléaire de Jean Chabot (Ornette Coleman)


La musique du saxophoniste, trompettiste et compositeur Ornette Coleman n’est pas la plus accessible. Grand précurseur du free jazz, Coleman a toujours cherché à rompre avec les conventions du jazz ou à les pousser plus loin. Les pièces entendues dans cet excellent film de 86 minutes de Jean Chabot sorti en 1979, moment où le Québec s’interroge encore sur une possible utilisation du nucléaire, sont tirées du disque Skies of America, enregistré en 1972 avec le London Symphony Orchestra.

https://www.onf.ca/selections/les-grands-jazzmen-et-les-films-de-lonf/lecture/#4

 

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