Black Power – L’avènement de la pop culture noire américaine – de Sophie Rosemont

Même si les célébrations de Noël seront bien différentes en cette année 2020, rien ne vous empêche d’offrir un cadeau au mélomane qui sommeille en vous ou tout simplement à un ami très cher. Entre le livre dit de table à café et celui de chevet qui vous fera rêver, tout en choisissant judicieusement la musique, Black Power de la journaliste Sophie Rosemont nous offre un panorama de la culture noire américaine, et pas simplement musicale.

Black Power de Sophie Rosemont


Jeune journaliste pour le magazine français Les Inrockuptibles, Sophie Rosemont a réalisé un travail de fond qui est loin d’être un simple collage pour faire plaisir à la galerie. En images, en photos et en textes, nous passons d’une décennie à l’autre. Comme le chantait si bien le regretté Sam Cooke avec sa chanson prémonitoire et oh combien émouvante A Change is Gonna Come (1964). Dans cette décennie qui ouvre les pages de ce livre attachant qui pourrait facilement donner le ton à une captivante émission de radio, nous redécouvrons la pugnacité de Nina Simone, le phrasé d’Al Green, la naissance des Black Panthers et le discours enflammé de Martin Luther King.



Sonny Rollins, Duke Ellington, Mahalia Jackson, Charles Mingus, Max Roach, Coleman Hawkins


Comme tout est dans tout, faisons-nous plaisir avec le saxophoniste Sonny Rollins et son Freedom Suite, Duke Ellington et Mahalia Jackson pour Black, Brown and Beige, un disque essentiel, le contrebassiste Charles Mingus avec Ah Hum et le batteur Max Roach avec We Insist! : Freedom Now Suite mettant en vedette l’apport inestimable du vétéran saxophoniste ténor Coleman Hawkins. Est il nécessaire d’y aller, décennie par décennie ? pas nécessairement, puisque comme le disait si bien l’écrivain Daniel Pennac, le lecteur a le droit de sauter des pages et d’y revenir.



Herbie Hancock, Sly and the Family Stone, Isaac Hayes, Miles Davis, Curtis Mayfield, Stevie Wonder


En l’année 1969, le pianiste Herbie Hancock sort un disque majeur, The Prisoner, tout comme la formation Sly and The Family Stone avec Stand! Nous trépignons de joie, en réécoutant Shaft du génial chanteur/claviériste Isaac Hayes, tout comme la dualité Motown/Stax, le trompettiste Miles Davis avec On The Corner ou Curtis Mayfield dans Superfly et bien entendu le visionnaire Stevie Wonder et son Innervisions.



Black Power et la Blaxploitation


Impossible de ne pas réécouter avec délice toute la production musicale issue de la Blaxploitation : Meurtres dans la 110e rue,  Superfly, Sweet Sweet Badasss Song et peu après, Michael Jackson. La télévision est bien présente avec trois femmes plus qu’influentes : Oprah Winfrey, Whoopi Golberg, Shonda Rhimes, tout comme la littérature avec Alice Walker (La couleur pourpre), Femmes, races et classes d’Angela Davis. Parce que le livre se clôt (2000-2020) sur le mouvement Black Lives Matter, la parole sera donnée à Paul Beatty (Slumberland), Tony Morrison, et bien entendu : Barack Obama.



Black Power en un livre de chevet qui s’écrit encore avec l’histoire en marche!


Christophe Rodriguez

Sous la fine plume de notre plus fidèle chroniqueur, découvrez les meilleurs albums et livres jazz du Québec et de la planète. Christophe écrit également une chronique jazz a Ted Audio, une chronique classique a ludwig.com et est l’auteur du livre Les grands noms du jazz. Pour lire les autres chroniques de Christophe, c’est ici

 

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