
Chant et danse flamenco au diapason du jazz : voilà ce que propose Los Aurora en concert ce dimanche 2 février, au Gesù, dans le cadre de la série Musiques et traditions de monde, présentée par Traquen’Art. On a voulu en savoir un peu plus sur ce projet original qui fusionne la musique et la danse flamenco avec le jazz, voici donc notre échange avec le pianiste de la formation, Max Villavecchia.
Claude Thibault – Votre musique sort des frontières traditionnelles du flamenco pour nous donner une flamenco au son plutôt jazz, comment s’est réalisé cette transformation ?
Max Villavecchia – C’était un processus naturel. Quand on a commencé à jouer ensemble chacun à contribué à l’ensemble avec sa propre musique et ses origines. C’est comme ça que la musique et danse traditionnelle flamenco s’est mariée avec le musique du trio jazz avec piano.
Claude Thibault – Le piano dans le flamenco et sans guitare c’est singulier, pourquoi ce choix ?
Max Villavecchia – C’est à cause du répertoire. La première fois qu’on a joué ensemble c’était une commande pour notre chanteur Pere Martinez de la salle de concert L’Auditori de Barcelone. L’idée était de créer un concert autour de Manuel de Falla, Lorca et Pedrell, des compositeurs qui écrivaient pour le piano. La plupart de ces pièces ont été écrites avec une accompagnement au piano. Il y a un immense répertoire de musique classique espagnole inspirée du flamenco et du folklore écrite par Manuel de Falla, Isaac Albenic, Enrique Granados et Joaquín Turina.
Claude Thibault – Alors vous jouerez quoi le 2 février au Gesù ?
Max Villavecchia – Des pièces de Manuel de Falla, El Amor Brujo et Siete canciones populares españolas, des pièces de folklore arrangées pour le piano par Federico Garcia Lorca et deux chansons folkloriques de Felip Pedrell, qui était ethno-musicologue et qui a enseigné Manuel de Falla. On les joue à notre façon tentant de faire vivre toutes sortes d’émotions au public.
Claude Thibault – Parlez-nous du groupe qui jouera à Montréal…
Max Villavecchia – Au moment présent on est complètement dédiés à Los Aurora, mais on a également des projets personnels qui nourrissent notre inspiration. Le danseur Pol Martinez a un projet de danse solo, La Oscilante, qui explore la relation entre les hommes et les femmes dans la tradition de la danse espagnole. Le chanteur Pere Martinez a son propre répertoire de flamenco traditionel. Le bassiste Javier Garrabella dirige « Ethic Labs », un ensemble de jazz contemporain qui s’inspire de la relation entre les structures mathémathiques et la musique et est très actif dans le monde de l’improvisation libre. Le batteur Joan Carles Mari, dirige Face The Maybe, un groupe métal progressif et joue avec plusieurs groupes de pop-rock et de jazz. Je suis le pianiste Max Villavecchia, j’ai un trio avec Joan et Javier et je joue avec plusieurs compagnies de danse.
Claude Thibault – En terminant qu’est-ce que vous aimeriez dire de plus à nos lecteurs au sujet de votre concert ?
Max Villavecchia – Venez nous voir et oubliez toutes les idées préconçues que vous pourriez avoir au sujet du flamenco! On tente
constamment de repousser les limites du flamenco tout en demeurant ancré dans la tradition. Soyez assurés de vivre des émotions
fortes qui brassent.
Pere Martínez, chant | Max Villavecchia, piano | Javi Garrabella, basse électrique | Joan Carles Marí, batterie | Pol Jiménez, danse
Musique : https://open.spotify.com/album/5yiDNFDHq8147A5D2WYini
https://www.facebook.com/losaurorabcn/
Pour l’événement Facebook, c’est ici
Dimanche le 2 février 19h30 au Gesù
Billetterie : Les billets pour le concert sont en vente à la billetterie du Gesù :
https://legesu.tuxedobillet.com/Gesu/los-aurora/20200202193000
514 861-4378 / 1200, de Bleury, Montréal (Québec) H3B 3J3
Site du Gesù : https://www.legesu.com/
Site de Traquen’Art : http://traquenart.ca/
Facebook Traquen’art : https://www.facebook.com/traquenart
Pour lire nos deux autres textes sur Los Aurora, c’est ici et ici
Claude Thibault, éditeur – contacter / Facebook
C’est pour soigner son blues post-FIJM 2002 (après toute cette extravagance musicale le quotidien en prenait un coup!) que Claude lançait le 1e janvier 2003 la toute première version de sortiesJAZZnights.com. 16 ans et quelques versions plus tard l’aventure et la mission de faire connaître le jazz d’ici se poursuit!