livre : De préférence la nuit – Stanley Péan

De préférence la nuit - Stanley Péan

Animateur de Quand le jazz est là sur ICI Musique, écrivain, parolier à ses heures et parfois trompettiste, Stanley Péan diffuse tous les soirs depuis 10 ans la bonne nouvelle sous le signe de la note bleue. Plus Miles Davis que Maynard Ferguson, et plus petites formations que grandes formations – à chacun ses choix – il lance le livre De préférence la nuit.

Un recueil sur la note bleue et l’envers du décor


Avec De préférence la nuit, il signe un recueil aussi admiratif qu’intrigant, sur le monde du jazz, les problèmes politiques, l’émancipation et les peines de la communauté afro-américaine qui sont liées intrinsèquement à la note bleue. Loin d’être tristes, ces textes amoureux nous font souvent découvrir l’envers du décor ainsi que le parcours sinueux et souvent tragique de ceux et celles qui ont jalonné le jazz, mais toujours en bien.

De préférence la nuit – quelques drames et page éclairantes


Des drames il y eu comme la disparition du brillant trompettiste Lee Morgan abattu en plein concert, Clifford Brown, trompettiste/étoile filante qui disparaitra à l’âge de 25 ans dans un accident d’automobile. Bien avant ce cortège funéraire, l’ami Stanley, tel un archéologue du jazz, fouille, ausculte et raconte de façon splendide, la vie de ces héros. Parce que la note bleue, souvent associée à la consommation de stupéfiants et aux brimades raciales de la police ne fut pas de tout repos pour ces génies créatifs. Vous lirez aussi les pages éclairantes consacrées au Young Man With The Horn, soit le regretté Bix Beiderbecke qui dans son jeu, annonçait les couleurs du cool. Faisant la chasse aux idées reçues, il replace le personnage dans son contexte social et évalue sa portée dans le temps, même au cinéma comme en fit foi le film du cinéaste italien Pupi Avati : Bix.

It Don’t Mean a Thing, If It Ain’t Got That Swing


Bien entendu. Nous retrouvons Miles Davis, trompettiste fétiche de l’écrivain qui fut aussi un catalyseur et un homme trouble, pas facile à vivre malgré son génie. À travers ce «  Black and Blue », le cinéma est bien présent à travers l’œuvre du réalisateur Spike Lee. Pour ceux et celles qui aimaient passionnément le cinéma, les écrits valent amplement le détour : « À ce titre, Mo’ Better Blues ne fait pas exception à la règle, bien au contraire. : le film met en scène une sorte de double fictif de Wynton Marsalis ou de Wallace Roney, respectivement perçus comme des puristes attachés soit à une tradition orthodoxe idéalisée, soit à une vision progressiste du jazz ». Toutte est dans dans touttte » comme le disait si bien Raoul Duguay. Plongez dans ce livre, écoutez, faites- vous plaisir avec en tête ce titre de Duke Ellington : «  It Don’t Mean a Thing, If It Ain’t Got That Swing » !

Pour en savoir plus : Stanley Péanc’est ici



Christophe Rodriguez : rod.chris@hotmail.com

Sous la fine plume de notre plus fidèle chroniqueur, découvrez les meilleurs albums et livres jazz du Québec et de la planète. Christophe écrit également une chronique jazz a Ted Audio, une chronique classique a ludwig.com et est l’auteur du livre Les grands noms du jazz.


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