Le batteur et musicien Jim Doxas présente Homebound en Quartette le 21 juin a Québec Jazz en Juin et le 5 juillet au FIJM

Jim Doxas présente Homebound à Québec Jazz en Juin (21 juin 2019) et au FIJM (5 juillet 2019).


Jim Doxas, un batteur qui se démarque par son approche d’improvisation


Jim Doxas est reconnu comme étant l’un des meilleurs batteurs jazz au Canada. Il est très présent sur la scène nationale et internationale et compte à son actif des collaborations avec les plus grands incluant Oliver Jones, Carla Bley et Dave Douglas. Il se démarque par son approche de l’improvisation en jazz et démontre à chaque performance que la batterie est un instrument tout  aussi mélodique que les autres. Accompagné du saxophoniste Al McLean, du trompettiste Lex French et le contrebassiste Adrian Vedady, il nous présente son nouveau projet, le Jim Doxas Quartet, dont le nouvel album Homebound sera lancé vendredi le 5 juillet au 40e Festival International de Jazz de Montréal.
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CT – Homebound c’est ton 2ième album depuis Blind Leap en 2014…comment se différencie cet album? ton écriture a évoluée comment depuis ?

Jim Doxas – Il y a quelques différences, le premier c’est l’instrumentation. Ça change beaucoup la texture et la densité de la musique. Un n’est pas mieux que l’autre, c’est juste différent. Pour ce projet j’avais un son spécifique en tête – je voulais une approche très ouverte sur l’improvisation où tout peu arriver. C’est certain que mon travail avec Carla Bley a eu un impact! Sur le plan de la composition, j’ai été très influencé par le musique de chorale, particulièrement la musique de chorale moderne. J’adore comment les voix s’unissent et se croisent créant tensions et détente. Ce travail d’écriture était un défi, mais j’ai appris beaucoup et j’ai aimé me mettre au défi et tenter quelque chose de nouveau.

CT – Sur Blind Leap l’instrumentation était piano/basse/batterie et sur Homebound c’est trompette/sax/basse/batterie avec Lex French, Al McLean – deux super souffleurs avec des sons uniques – et le superbe bassiste Adrian Vedady…ça change quoi ?

Jim Doxas – Je ne suis pas sur de pouvoir mettre en mots ces différences. Spontanément je dirais que c’est plutôt les musiciens avec qui je joue, pas autant l’instrumentation. Toutefois pour ce projet je savais exactement avec qui je voulais faire cette musique. On a beaucoup joué ensemble les quatre et c’était important pour moi de créer un environnement très collaboratif. On discute et partageons nos idées et commentaires entre nous, et on est ouvert à ces échanges. C’est un processus artistique sain. Toute l’écriture a été faite avec ces musiciens en tête. Oui tu as raison Al et Lex sont des improvisateurs très excitants. Je voulais définitivement mettre ça en évidence.

CT – J’imagine que tu as enregistré au studio de George Doxas, ça doit être super, comme à la maison…

Jim Doxas – Oui exactement. Mon père a un super studio. Le son est excellent et c’est très confortable. Parfait pour un projet comme Homebound. Mon frère Chet est venu de NY afin de produire l’album. Il joue de la clarinette sur trois pistes, mais a surtout pris le rôle de producteur, ce qui a beaucoup aidé. Il a eu plein de suggestions et d’idées. C’est super de se retrouver ensemble, ça n’arrive pas souvent ces jours-çi.

CT – Alors la batterie après le piano, le violon, la trompette et même le cor français…c’est tout un éventail de sons…qu’est-ce qui t’a allumé à la batterie ?

Jim Doxas – J’ai souvent pensé à ce pourquoi dans les dernières années. J’ai été initialement attiré par la superposition de rythmes de la batterie, et c’est toujours le cas. Je trouve que c’est un beau son.

CT – Comme batteur tu recherches quoi dans un bassiste…tu aimes quoi ? des improvisations ? un son ? de la stabillité ?

Jim Doxas – Un peu tout ça. J’ajouterais que j’aime les bassistes qui sont pas attachés a un agenda musical. Je crois que c’est important pour la section rythmique de bouger et de développer avec le soliste. Tous les grands le font avec beauté.

CT – Tu est reconnu comme un batteur qui aime prendre des risques, de jouer dans le moment présent et spontané…ça marche toujours ?

Jim Doxas – Non, ça ne marche pas toujours, mais je m’en fous. Jouer de la musique sans prendre de risques serait misérable, c’est donc un travail d’équilibre entre la spontanéité et la structure musicale. Il faut aussi dire que plusieurs grands musiciens avec qui j’ai joué ont la même vision. Bien sur, chacun dans leur style respectif, mais c’est un point commun que j’ai vu et senti avec plusieurs grands – Hank Jones, Charlie Haden, Joe Lovano, John Abercrombie, David Binney, Oliver Jones, et bien sur Riverside.

CT – Justement parlons de Riverside avec le trompettiste Dave Douglas, les légendes Steve Swallow à la basse et la pianiste Carla Bley…c’est tout un croisé inter-générationel…comment ça s’est réalisé et c’était quoi la connection avec Steve et Carla ?

Jim Doxas – C’est une longue histoire mais la version courte c’est que j’ai croisé Dave Douglas au Centre d’Arts de Banff en Alberta. J’étais et je suis toujours un gros fan de la musique de DD, de sa vision et de sa façon d’improviser avec le son. On a gardé le contact, mon frêre et moi toutes ces années. 15 ans plus tard, voici qu’on monte ce projet ensemble et on s’est dit que Steve serait le bassiste idéal…et il l’est. C’est vraiment super de jouer avec eux. C’est inspirant. Carla s’est joint au projet après quelques années. DD et Chet on monté un projet en hommage de la musique de Carla. On avance dans le temps jusqu’a maintenant et voilà, Carla est dans le groupe. Quelque chose comme ça.

CT – Tu viens d’une famille de musiciens, ton père George Doxas est bien connu pour son studio d’enregistrement et est musicien, ton frère est le saxophoniste Chet Doxas, devenir un musicien de jazz t’était pré-destiné ? ou voulais-tu être autre chose?

Jim Doxas – Pas vraiment. J’avais d’autres intérêts comme la science politique, mais la musique a toujours été ma passion. Nos parents nous ont toujours encouragés dans nos choix mais n’ont jamais insisté pour la musique, c’est arrivé naturellement.

CT – Tu est l’hôte des jams sessions du lundi au Upstairs, depuis combien d’années ? parles-nous d’un moment WOW que tu as eu a ces jams…

Jim Doxas – Ça fait maintenant 15 ans, c’est tout un bail. Ce que j’aime le plus des jam sessions c’est ce merveilleux partage de la musique. Jusqu’a un certain point, l’idée du mentorat se perds un peu. C’est tellement une partie importante du processus artistique. C’est essentiel pour que la musique évolue et soit en santé. J’ai été très chanceux dans mon développement de jeune musicien d’avoir eu des mentors qui étaient forts et impliqués. Jan Jarczyk, Steve Amirault, et plus tard Oliver Jones et Dave Douglas. J’étais pas toujours excité de ce qu’ils avaient à me dire, mais ça m’a incité à grandir sans aucun doute. J’aime penser que – dans une certaine mesure – les jam sessions offrent cette plateforme à la communauté. Bien sur il y eu des moments incroyables mais ce qui est WOW c’est de voir évoluer des jeunes musiciens en artistes murs avec des voix uniques. C’est ça!

CT – Alors le 5 juillet vous jouerez surtout ton nouvel album Homebound ? des pièces de Blind Leap ?

Jim Doxas – On jouera que la musique de cet album. Les compositions sont très spécifiques, alors y insérer des standards ne fonctionnerait pas. Ce n’est pas toutes les pièces qu’on a écrit qui sont sur l’album. On a enregistré beaucoup de musique, alors on jouera peut-être quelques pièces qui ne sont pas sur l’album. Un des aspects les plus excitants de Homebound est que tout a été écrit pour ce quartette, et c’est ce qu’on entendra a ces concerts.

CT – Tu écoutes quoi ces jours-çis dans ta voiture ou sur ton bidule électronique ?

Jim Doxas – Sonny Rollins On Impulse!

Ne manquez pas le Jim Doxas Quartet qui lancera Homebound le 21 juin a Québec Jazz en juin et vendredi le 5 juillet dans la série Jazz d’Ici du 40e Festival International de Jazz de Montréal.

Pour lire la chronique de Christophe Rodriguez sur Homebound, c’est ici


Claude Thibault, éditeur – contacter / Facebook

C’est pour soigner son blues post-FIJM 2002 (après toute cette extravagance musicale le quotidien en prenait un coup!) que Claude lançait le 1e janvier 2003 la toute première version de sortiesJAZZnights.com. 16 ans et quelques versions plus tard l’aventure et la mission de faire connaître le jazz d’ici se poursuit!

 

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