Kawandak @ Baril Roulant de Val-David (26 fév)

Kawandak

Cette semaine, cap sur les paysages escarpés des Laurentides pour le concert de Kawandak, un étonnant quatuor fondé par le contrebassiste Normand Guilbeault. Fusionnant un éventail d’influences aussi diverses que le jazz, le blues, le rock et les musiques autochtones, Kawandak propose une rencontre unique entre les musiques afro-américaines et folkloriques d’un côté, et de l’autre les traditions musicales autochtones des États-Unis, du Canada et du Québec.




Kawandak – un retour aux sources des ascendances autochtones de Normand Guilbeault


Fondé en 2008 et dirigé par l’éminent contrebassiste et compositeur Normand Guilbeault, Kawandak – ou « épinette blanche » en langue algonquine – naît de la volonté de synthétiser les différents styles musicaux ayant jalonné sa carrière. Retournant aux sources de ses propres ascendances autochtones, Normand Guilbeault s’entoure d’Annie Poulain (claviers, voix), de Sylvain Provost (guitares) et de Claude Lavergne (batterie, percussion) pour rendre hommage du même à certaines figures historiques et musicales comme Louis Riel, Randy Wood, Jim Pepper et Buffy Ste-Marie.


Une fascination pour l’héritage de Louis Riel : Plaidoyer musical / Musical Plea (1999)


Actif dans le milieu jazz au Québec et au Canada depuis plus de trois décennies, Normand Guilbeault s’est d’abord fait connaître aux côtés de Nelson Symonds, Bernard Primeau et Stan Patrick, avant de voir ses services être retenus par Paul Bley, Kurt Rosenwinkel, ou encore Richard Desjardins, Karen Young et Jean Derome. Puisant dans ses propres racines autochtones, Normand Guilbeault développe une fascination pour l’héritage de Louis Riel qui le mène éventuellement à réaliser Riel, Plaidoyer musical / Musical Plea (1999), une fresque historique et musicale naviguant entre chants autochtones, gigues, reels, chansons folkloriques et improvisations libres.


Le jazz et les traditions autochtones


Sujet encore souvent méconnu, le jazz et les traditions autochtones entretiennent pourtant des liens étroits. Leur apport se fait sentir dès les années 1930, tant dans l’ascendance autochtone de plusieurs icônes comme Mildred Bailey, Oscar Pettiford et Charlie Parker, qu’aux thématiques des standards Song of India, Indian Love Call et Cherokee. À partir des années 1970, le Native Jazz prend véritablement son essor sous l’impulsion du saxophoniste Jim Pepper avec son album Pepper’s Pow Wow (1971), incorporant au jazz des chants, rythmes et instruments traditionnels autochtones. Le pianiste Don Pullen réalise quant à lui l’emblématique Sacred Common Ground (1995) aux côtés des chanteurs traditionnels du Chief Cliff Singers.


Kawandak @ Baril Roulant dimanche le 26 février @ 16 h


Normand Guilbeault – contrebasse
Annie Poulain – voix et claviers
Sylvain Provost – guitare
Claude Lavergne – batterie


Le Baril Roulant – 2434 de l’Église / Val-David, QC 819-320-0069


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Arnaud G. VeydarierArnaud G. Veydarier : arnaudgveydarier@gmail.com /  Facebook / twitter

Arnaud G. Veydarier est guitariste, a étudié la musicologie à l’Université de Montréal et nourrit un intérêt prononcé pour le jazz, la musique contemporaine et les liens entre musique et développement urbain. Il est également impliqué au Centre de musique canadienne du QC. Pour voir tout ses bons plans et chroniques d’albums, c’est ici




 



 

 

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