
Il n’y a pas qu’à Montréal que le jazz se défend. Du côté de Québec, les souffleurs et pianistes sont bien présents, comme le sympathique pianiste Gilles Bernard. Autour de cette Fréquence 119, la note bleue a du muscle et de l’imagination avec un quartet particulièrement bien rodé et plus qu’efficace.
Ses complices et 5 pièces inventives
À la contrebasse, nous retrouvons Pierre Côté, à la batterie Louis-Vincent Hamel et au saxophone ténor, un inconnu pour votre signataire : Thiago Ferté. Pour évaluer le travail de nos hôtes, le pianiste Gilles Bernard nous a donné un espace-temps confortable qui se décline en 5 pièces toutes aussi inventives les unes que les autres.
Plus que l’art du trio
Plus que l’art du trio, c’est un ménage à quatre qui se décline, avec un saxophoniste puissant qui me fait beaucoup penser dans son approche à notre ami André Leroux. Au cœur de cette nouveauté, nous retrouvons donc le pianiste Gilles Bernard qui insuffle beaucoup d’énergie, avec une approche multisensorielle et efficace et qui n’est pas sans rappeler Phineas Newborn ainsi que Jaki Byard. Comme toujours, les cinq plages proposées offrent une vision personnelle, poétique qui s’inscrit dans le courant actuel du jazz.
Saluons une fois de plus, le travail de composition et l’intensité du propos.
Le Cambridgor / Insertion / Constance / Requiem pour Colette / Via